Vin, art, bijoux : les placements plaisir des millionnaires

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29/03/2016 | | Source : Le Figaro |

Dans sa dernière étude fouillée sur la gestion de fortune, Knight Frank s’est penché sur les performances des diamants, voitures de collection, tableaux, mais aussi du vin et des pièces de monnaie.

Dans la grande famille des placements atypiques, ceux qu’achètent souvent les millionnaires, quels sont ceux qui ont rapporté le plus? Dans sa dernière étude fouillée sur la gestion de fortune («The Wealth Report 2016»), Knight Frank s’est penché sur les performances des diamants, voitures de collection, tableaux, mais aussi du vin et des pièces de monnaie. Les résultats sont éloquents: en dix ans, ce sont les voitures de collection qui ont été les championnes de l’investissement, leur valeur a été multipliée par cinq. L’année dernière encore, elles ont vu leur valeur augmenter de 17 %.

Parmi les transactions mémorables de cette dernière année, la vente pour plus de 32 millions d’euros le mois dernier, lors du salon Rétromobile, d’une Ferrari 335 S proposée par Artcurial. Autre transaction spectaculaire à la fin de l’année dernière, l’achat du diamant bleu Blue Moon par un magnat de l’immobilier hongkongais au prix record de 48,46 millions de dollars. Une pierre destinée à sa fille de 7 ans, Joséphine. Toutes les classes de ces actifs à part ne progressent pas aussi vite. Ainsi, les meubles voient leurs prix reculer sur un an (- 6 %), 5 ans (- 21 %) et 10 ans (- 29 %).

Knight Frank a bâti un indice reflétant l’évolution de ces actifs prisés des plus fortunés (qui sont de plus en plus nombreux dans le monde). «La valeur de l’indice Knight Frank des investissements de luxe a progressé de 7 % en 2015, alors que l’indice boursier FTSE 100 perdait 7 % sur l’année et que l’immobilier résidentiel de luxe n’a progressé que de 1 % à Londres», expliquent les auteurs de l’étude.

Le commentaire d'Art & Value :

La mise en perspective de l’art parmi les différents actifs dits « atypiques », cités dans cet article, est à noter. La croissance générale de ces actifs est le corolaire des marchés financiers au rendement faible et à la volatilité élevée.

Le marché de l’art compte environ 70 segments, dont l’art moderne et l’art contemporain. Tous les segments ne sont pas logés à la même enseigne : l’art ancien (18 et 19ème siècle) est globalement en décroissance. L’art contemporain, quant à lui, bénéficie d’une valorisation moyenne de 7% et ce depuis 2004, d’ailleurs, dans la moyenne de l’indice reporté par l’article du Figaro.

Les actifs atypiques, restent de toute façon et selon le profil et objectifs patrimoniaux de l’acquéreur, à considérer après l’acquisition des actifs traditionnels (immobilier physique et papier, assurance-vie, PEA…) et dans la limite de 10% du patrimoine. C’est toujours en respectant cet équilibre, qu’Art & Value conseille et accompagne ses clients.